Deux petites danseuses au Royal Albert Hall

Samedi soir, nous sommes allés assister à un spectacle dans la mythique salle du Royal Albert Hall. Nous y avions déjà applaudi le Philarmonique de Berlin, la chanteuse canadienne Feist et même Gad Elmaleh mais cette fois c’était un peu particulier puisque sur scène il y avait… nos deux filles !

Non, elles ne sont pas devenues des popstars, mais elles participaient à un spectacle regroupant plein d’écoles de danse de tout le pays. Après l’excitation quand leur prof de danse leur a proposé ça en octobre, j’ai eu une phase un peu dubitative, surtout en voyant le prix des places pour voir simplement mes enfants ! Après tout, elles nous font des spectacles gratuits tous les jours.  Puis j’ai commencé à avoir le trac comme si c’était moi qui devais monter sur scène.  Une autre maman, bien plus émotive que moi s’est même sentie mal, elle a dû sortir et elle a même raté le spectacle des enfants !

Finalement on a passé une super bonne soirée, il y avait des groupes impressionnants de maîtrise ou d’originalité, d’autres plus classiques. Des niveaux différents certes, mais cette énergie et cet enthousiasme des enfants qui m’inspirent et me touchent à chaque fois (ça y est, l’émotion me gagne !)

Une des écoles de comédie musicale a recréé un passage de Billy Elliott avec une excellente chorégraphie chorégraphie qui mêlait les petites danseuses, Billy, les mineurs et les policiers. Un groupe d’adolescentes de streetdance nous ont aussi bluffées par leur énergie et leur maîtrise. Les nôtres dansaient sur le thème du Brésil (leur prof est brésilienne) sur une  samba entraînante qui a fait se trémousser une bonne partie de la salle.

Je n’ai pas le droit de mettre de vidéo, donc voici simplement quelques photos de ce jour mémorable :

RAH

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Dans les coulisses des BBC Proms

Les BBC Proms, cette grande série estivale de concerts au Royal Albert Hall, se terminent cette semaine.

J’ai eu la chance d’assister à la répétition générale de l’Orchestre Philarmonique de Berlin, dirigé par Sir Simon Rattle, avant leur concert de jeudi soir (Ligeti, Sibelius, Wagner, Ravel et Debussy). C’était magique. Voir le Royal Albert Hall presque vide, être assise juste à côté des musiciens et non pas cent mètres plus loin et vingt mètres plus haut comme au dernier concert où j’étais allée, était déjà en soi une expérience inoubliable.

Et surtout, voir et entendre Simon Rattle diriger ses musiciens avec une décontraction totale, améliorant d’une petite indication un passage qui semblait déjà parfait à mon oreille de béotienne, admirer la précision absolue des musiciens, était très impressionnant. Il faut savoir que le Berliner change de programme chaque semaine et que les musiciens n’ont que trois répétitions ensemble avant chaque série de concerts. Et pourtant, ils arrivent à une telle perfection qu’on croirait qu’ils ont travaillé des mois.   J’ai adoré écouter (sans tout comprendre, car mon allemand est bien bien rouillé) le chef donner ses indications avec clarté, simplicité et charisme, tout cela en semblant parfaitement détendu. Bien sûr, c’est leur métier, et l’orchestre est l’un des meilleurs au monde mais ça reste bluffant à voir.

Un grand merci à ma cousine Sophie, au basson, qui nous a invitées à cette générale.

Feist au Royal Albert Hall

Dimanche soir, j’ai pénétré pour la première fois dans le Royal Albert Hall. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi grandiose. (ni même d’aussi grand, tout simplement, et pourtant je l’avais souvent vu de l’extérieur.)

Je connaissais assez peu Feist et c’est autant le lieu que la chanteuse qui m’avait donné envie d’assister à ce concert. Or j’ai trouvé qu’elle avait tiré à merveille parti du lieu. Contrairement au chanteur de la première partie, qui aurait pu être sympa à écouter dans un café mais qui paraissait un peu improbable sur la scène du Royal Albert Hall, elle a su habiter cette salle prestigieuse. On la sentait heureuse d’être là et elle nous a bien communiqué son bonheur.

Face à un public un peu timide qu’elle a d’abord encouragé en vain à se lever des fauteuils trop confortables, elle ne s’est pas découragée, et à force d’énergie et de générosité, elle a fini par faire danser tout le monde. (Sauf nous, on était tellement loin de la scène qu’on avait l’impression d’observer le concert de loin !) La qualité de sa musique et sa voix si mélodieuse emplissaient merveilleusement la coupole.

Pour nous faire participer, la chanteuse canadienne a divisé la salle en quatre selon les continents d’origine de chacun pour nous faire chanter un accord tandis qu’elle faisait des vocalises par-dessus.  Le résultat était superbe ; j’ai trouvé que c’était une jolie façon d’exploiter le lieu. Quant à ses propres choristes, un groupe de trois filles hyper talentueuses (qui s’appelle Mountain Man), elles ont également chanté seules un morceau a cappella de leur propre album, magnifique !

Seul regret pour ma copine de concert : elle n’a pas chanté 1, 2, 3, 4.

De belles photos du concert ici 

Une critique et une vidéo ici