Feist au Royal Albert Hall

Dimanche soir, j’ai pénétré pour la première fois dans le Royal Albert Hall. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi grandiose. (ni même d’aussi grand, tout simplement, et pourtant je l’avais souvent vu de l’extérieur.)

Je connaissais assez peu Feist et c’est autant le lieu que la chanteuse qui m’avait donné envie d’assister à ce concert. Or j’ai trouvé qu’elle avait tiré à merveille parti du lieu. Contrairement au chanteur de la première partie, qui aurait pu être sympa à écouter dans un café mais qui paraissait un peu improbable sur la scène du Royal Albert Hall, elle a su habiter cette salle prestigieuse. On la sentait heureuse d’être là et elle nous a bien communiqué son bonheur.

Face à un public un peu timide qu’elle a d’abord encouragé en vain à se lever des fauteuils trop confortables, elle ne s’est pas découragée, et à force d’énergie et de générosité, elle a fini par faire danser tout le monde. (Sauf nous, on était tellement loin de la scène qu’on avait l’impression d’observer le concert de loin !) La qualité de sa musique et sa voix si mélodieuse emplissaient merveilleusement la coupole.

Pour nous faire participer, la chanteuse canadienne a divisé la salle en quatre selon les continents d’origine de chacun pour nous faire chanter un accord tandis qu’elle faisait des vocalises par-dessus.  Le résultat était superbe ; j’ai trouvé que c’était une jolie façon d’exploiter le lieu. Quant à ses propres choristes, un groupe de trois filles hyper talentueuses (qui s’appelle Mountain Man), elles ont également chanté seules un morceau a cappella de leur propre album, magnifique !

Seul regret pour ma copine de concert : elle n’a pas chanté 1, 2, 3, 4.

De belles photos du concert ici 

Une critique et une vidéo ici

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Symphonie sur gazon

Quand il fait beau à Londres, les Anglais savent en profiter avec l’élégance décontractée qui les caractérise. Nous avons assisté hier soir au merveilleux concert Symphony at the park dans le jardin de Chiswick House.

Dans le cadre du 80ème anniversaire des légendaires studios de Abbey Road, le Royal Philarmonic Orchestra et le Cround End Chorus nous ont enchantés avec de très beaux morceaux de musiques de films. James Horner, John Barry, John Williams, Jerry Goldsmith, Howard Shore et même un peu de Mozart avec le Dies irae que l’on entend dans le film Amadeus. L’interprétation du thème de Out of Africa fut pour moi un beau moment d’émotion tandis qu’Antoine vibrait aux accords du thème de la Guerre des étoiles. A chacun ses classiques !

Au delà du plaisir de passer un moment agréable dans un beau parc, nous avons adoré le côté très anglais de cette manifestation : chic et détendue à la fois, la bière côtoyant le Pimm’s et le champagne et les paniers à pique-nique en osier avoisinant les chaises de camping, dans une atmosphère bon enfant.

Presque tous assis par terre, jeunes et vieux avaient prévu un bon plaid, et un pique-nique sophistiqué, sans oublier les assiettes en porcelaine of course :

Voilà qui concluait en beauté mon week-end de retour à Londres !