Jolies balades en bord de Tamise

Alors que le mois de mars promet d’être aussi ensoleillé que janvier et février ont été pluvieux, je n’ai aucune excuse pour rester silencieuse plus longtemps sur ce blog.

Je vous propose donc deux jolies balades en bord de Tamise, parfaites quand on n’a que quelques heures devant soi. Tout le monde n’est pas obligé d’aimer partir de chez soi à 9h du matin et rentrer à 19h après avoir marché toute la journée comme mon cher et tendre.

La première, tout près de Londres mais presque à la campagne, vous amène de la gare de Richmond, dans le Surrey, à Ham House, en longeant la Tamise. J’avais déjà parlé ici de cette belle propriété du National Trust. Après avoir traversé le grand square devant le théâtre de Richmond, on passe devant de jolies maisons, probablement d’anciennes écuries qui doivent aujourd’hui s’arracher à prix d’or. Une fois au bord de l’eau, on rejoint rapidement des pubs, dans une atmosphère très festive dès qu’il y a un rayon de soleil. Tout me monde s’installe face au fleuve, avec son Pimm’s ou sa bière dans un verre en plastique. On arrive dans un coin très verdoyant, non loin de Richmond Park, en suivant les boucles de la Tamise, puis enfin à Ham House, pour une visite de la maison, un café au soleil et une promenade tranquille dans les jardins. Retour au coucher du soleil.

Le lendemain, nous avions prévu de marcher de Kew Bridge jusqu’à Hammersmith : le prolongement, dans l’autre sens de cette balade-ci. Un départ tardif, des embouteillages de Londoniens pressés d’aller goûter le soleil, et une pause un peu arrosée dans un pub (mon premier Pimm’s de l’année !) ont fait que nous nous sommes arrêtés à la marina de Chiswick. Le début de l’itinéraire est peut-être un peu monotone à pied en cette saison, mais agréable en été car on est à l’ombre des arbres au bord de l’eau. Il est praticable et vélo, ce qui permet d’arriver plus vite dans des endroits plus intéressants.

Nous avons longé la Tamise depuis le cinéma Watermans, que je recommande au passage si vous êtes dans le coin, cinéma indépendant, resto indien et terrasse au bord de l’eau.

Arrivés à Kew Bridge, on traverse pour emprunter la rive sud. On croise des équipes d’aviron en plein effort. Une néerlandaise mariée avec un Français nous aborde pour nous dire que nos filles sont très belles… car elles ressemblent à la sienne !

Petite pause en terrasse au pub The Ship (10 Thames Bank, Mortlake, SW14 7QR)

Puis nous avons traversé la Tamise sur le pont ferroviaire de Barnes (non loin du Wetland Centre, encore une idée de sortie sympa en famille) pour remonter jusqu’à la marina de Chiswick où nous avons arrêté notre périple encore une fois au soleil couchant.

Row, row, row your boat

Gently down the stream.
Merrily, merrily, merrily, merrily
Life is but a dream.
 

Pendant tout le collège et le lycée, j’étais du genre à avoir mal au ventre la veille des cours de sport, toujours la dernière à être choisie quand on tirait les équipes pour les sports co.  Ensuite en hypokhâgne, il était de bon ton de se moquer des sportifs (on était en guerre contre les Rugbeux sports-études internes comme nous à Lakanal), comme si nous étions de purs esprits.

J’ai mis bien longtemps à comprendre l’intérêt de la maxime « Un esprit sain dans un corps sain »  – ou, en souvenir de l’hypokhâgne –  « mens sana in corpore sano ».

Je ne suis jamais devenue très douée avec un ballon mais j’ai découvert que le sport ne se limitait pas aux jeux de ballon et que ça n’existe pas d’être « nulle en sport » ; il faut juste trouver  le sport qui te convient. Pour moi c’est la natation, le yoga et le Pilates (et la randonnée bien sûr)

J’avais toujours eu envie de faire de l’aviron, qui faisait partie du folklore Oxford, Cambridge et colleges américains qui m’attirait irrésistiblement (effet Cercle des poètes disparus ?) mais je n’avais jamais tenté/osé/eu l’occasion d’essayer.

Et ça y est, j’ai commencé la semaine dernière. C’est dur, c’est physique, c’est difficile au niveau de la coordination et de la concentration, mais la satisfaction de glisser sur la Tamise dans la lumière du matin (on en reparlera en décembre sous la pluie), est incomparable.

The great river race, sous une pluie battante en 2011

La première semaine, j’ai juste essayé de suivre les autres et de ne pas faire trop de conneries – à part installer mes avirons à l’envers puis les emmêler sans cesse avec ceux de mes coéquipières – et cette semaine mon petit cerveau ayant commencé à intégrer les bases, j’ai pu me concentrer un peu plus sur la technique. Il faut juste comprendre tout ce que le coach raconte avec son accent de Newcastle, penser à garder tout  le temps les bras tendus, pousser avec les jambes, garder les rames bien perpendiculaires dans l’eau, suivre exactement le rythme de la personne qui est devant toi sans t’arrêter une seconde (pas question de te gratter le nez ou de remettre correctement tes lunettes de soleil). Par moment, pendant quelques secondes bénies, tout fonctionne à la perfection et là, le plaisir de glisser sur l’eau et d’avoir trouvé le bon rythme arrive. Pendant quelques secondes…