Annie : un classique de la comédie musicale américaine

Petit retour en 2011 : pour bien terminer l’année, nous sommes allés voir la comédie musicale Annie dans notre théâtre de quartier, le Questors Theatre. La soirée a été un enchantement. Loin de la féérie du West End, les costumes et décors sobres mais efficaces convenaient parfaitement à cette pièce dont l’action se situe à New York pendant la Grande Dépression.

Annie vit dans un orphelinat mais se défend d’être une orpheline, car ses parents l’ont laissée sur les marches onze ans plus tôt avec une lettre promettant qu’ils reviendraient, et la moitié d’un médaillon qui devra servir à leurs retrouvailles. Depuis ce jour elle espère…

Une méchante tenancière d’orphelinat, des escrocs prêts à tout, un milliardaire au coeur d’or, tous les ingrédients sont là pour faire de cette pièce une « Christmas feelgood play ». Impossible de bouder son plaisir. Nous avons été complètement bluffés par la qualité exceptionnelle du jeu des acteurs, une bonne vingtaine en tout, tous amateurs. Fille Aînée a même reconnu une camarade d’école dans un petit rôle. Il fallait voir ces gamines de 8 à 12 ans chanter, danser et jouer la comédie avec un naturel époustouflant. Les chorégraphies étaient simples mais super synchronisées, pleines d’énergie et de charme. Les comédiens adultes étaient excellents aussi, avec une Miss Hannigan sadique, vulgaire et crédible à la fois. J’aurais pu enchaîner sur une deuxième représentation dans la foulée tellement c’était génial. J’avoue qu’ayant payé nos 4 places au prix d’une demi-place des Misérables ou Billy Elliott, je ne m’attendais pas à un spectacle d’une telle qualité. Bravo à la troupe du Questors Theatre !

La seule chose un peu déconcertante  était l’accent américain parfois un peu surjoué des comédiens anglais mais les filles ont à peu près tout compris.

Cette comédie musicale créée à Broadway en 1977 (d’après la BD Little Orphan Annie de Harold Gray) a été adaptée au cinéma en 1982 et reprise en 1999 par Disney dans une version plus esthétique mais qui gomme un peu la cruauté de l’époque et la dimension politique de la pièce. Je vous en propose malgré tout un extrait, parce que l’interprétation de la chanson est chouette et assez proche de ce que nous avons vu.