Winter Wonderland

Le froid à Noël, c’est un truc qui me manquait quand j’habitais dans le sud. Sur les marchés de Noël de Monaco ou Mougins, le vin chaud par une température de quatorze degrés avait un petit goût d’imposture.

Samedi dernier, par une belle journée froide et ensoleillée, nous avons bravé la foule pour nous rendre à Winter Wonderland, le village de Noël /parc d’attraction installé à Hyde Park. Je n’y étais pas allée depuis trois ans, les odeurs de saucisse et les manèges n’étant pas vraiment mon truc, mais j’ai craqué cette année et donc accompagné Antoine et les filles qui adooorent ce genre de choses. De mon côté, j’ai passé un très bon moment ;  c’est quand même beaucoup plus joli que les fêtes foraines classiques, les lumières sont assez photogéniques et il y a du vin chaud à tous les coins de rue (cette fois il faisait assez froid pour qu’on ait l’impression de le mériter !)

A savoir : On fait la queue pour entrer (sauf si on a réservé certaines attractions à l’avance), certaines ne sont justement accessibles que sur réservation, c’est cher et c’est bondé.

Vous voilà prévenus !

Mais c’est quand même sympa et ma foi très christmassy.

La seule attraction que j’ai testée histoire d’accompagner les filles, c’est le Alpen Hotel, sympa à faire en famille. Pour les autres phobiques des manèges, il y a plein d’autres choses à faire, comme la patinoire, le labyrinthe de miroirs, l’expo de sculptures de glace (Magical ice Kingdom, à réserver, je l’ai ratée mais j’ai eu de bons échos). Je conseille de prévoir trois bonnes heures sur place car le site est assez grand.

La copine de Fille aînée, toute contente d’avoir £15 à dépenser, a un peu forcé sur les churros au Nutella, chose qu’elle a regrettée après un tour dans les horribles tasses qui tournent sur elles-mêmes, mais globalement, elles étaient assez grandes pour supporter la foule et le bruit et apprécier. Je pense que malgré les quelques manèges pour les petits, ce n’est pas vraiment intéressant avant 8 ans, ou alors le matin de bonne heure avant la foule.

Winter Wonderland, Hyde Park – Entrée principale près de Marble Arch, de 10 h à 22 h, jusqu’au 4 janvier 2015. Fermé le 25 décembre.

Pour plus d’infos c’est par ici

La conduite en Angleterre

Ma maison de campagne (in my dreams)
Ma maison de campagne (in my dreams)

Conduire à gauche ? Franchement ce n’est pas si difficile, on s’y habitue très vite (attention cependant aux retours en France avec votre voiture anglaise, n’oubliez pas que vous avez le volant à droite MAIS qu’il faut rouler à droite). On se fait quelques noeuds au cerveau lors des créneaux mais même les plus maladroits finissent par maîtriser avec brio le levier de vitesse à gauche. Je n’ai eu qu’un minuscule accrochage en deux ans, ce qui est finalement conforme à mes habitudes en France !

En revanche, ce à quoi on a plus de mal à s’habituer, ce qui ne laisse pas de me surprendre chaque jour, bref, le véritable choc culturel surtout pour quelqu’un qui a vécu dans les Alpes-Maritimes et s’est parfois aventurée dans les Bouches-du-Rhône (oui à Aix-en-Provence on stationne sans souci en triple file pour aller acheter un paquet de clopes), c’est le respect du code de la route et l’extrême courtoisie des automobilistes et piétons anglais.

Dans quel autre pays les automobilistes se jettent-ils littéralement sur le côté du plus loin qu’ils vous voient, pour vous laisser passer quand la route est trop étroite ?

D’ailleurs dans quel autre pays pourrait-on avoir tant de rues à double sens mais trop étroites pour laisser passer deux voitures ?

Dans quel autre pays six piétons du même groupe vous remercient TOUS chacun leur tour quand vous les laissez passer (sur un passage piéton !)

Dans quel autre pays le mec qui vous laisse la priorité et que vous remerciez d’un petit geste vous fait A SON TOUR un geste de « Oh mais je vous en prie très chère Madame ? »

Attention toutefois, on attend de vous le même comportement. Si une voiture vous laisse passer sur un passage piéton où elle n’était pas obligée de le faire (il y a deux sortes de passages piétons) et que vous avez le malheur de ne pas la remercier, ce qui vous attend est terrible. On vous tance d’une petite remarque faussement polie genre « A little Thank you would have been nice » (le comble de l’agressivité ici !)

Ils sont fous ces Anglais…

Attention toutefois à ce qui pourrait vous tomber dessus. (Street art in Shoreditch)

Des coquelicots pour se souvenir

En Angleterre, le symbole du souvenir des morts à la guerre est le poppy, le coquelicot. On l’arbore à la boutonnière au début du mois de novembre en souvenir des morts de tous les conflits.  Cette année on parle beaucoup de la guerre à l’école à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre et les enfants ont dessiné des champs de coquelicots.

Ce beau symbole est particulièrement bien mis en valeur dans une oeuvre de grande envergure installée depuis quelques mois à la Tour de Londres : « Blood swept lands and seas of red » (Pays inondés par le sang et océans de rouge) par l’artiste Paul Cummins. Il s’agit de plus de 888 246 coquelicots en céramique, un pour chaque soldat de Grande-Bretagne et du Commonwealth mort lors de cette guerre. Le résultat est grandiose et émouvant.

Tower poppies

Le poème dont est tiré le titre de l’oeuvre a été écrit par un soldat anonyme :

Blood Swept Lands and Seas of Red

The blood swept lands and seas of red,
Where angels dare to tread.
As God cried a tear of pain as the angels fell,
Again and again.
As the tears of mine fell to the ground
To sleep with the flowers of red
As any be dead
My children see and work through fields of my
Own with corn and wheat,
Blessed by love so far from pain of my resting
Fields so far from my love.
It be time to put my hand up and end this pain
Of living hell. to see the people around me
Fall someone angel as the mist falls around
And the rain so thick with black thunder I hear
Over the clouds, to sleep forever and kiss
The flower of my people gone before time
To sleep and cry no more
I put my hand up and see the land of red,
This is my time to go over,
I may not come back
So sleep, kiss the boys for me

J’ai vu l’installation de haut en septembre, sans la visiter, mais maintenant c’est presque impossible à cause de la foule. La station de Tube a dû être fermée à cause de l’affluence ! Tous les coquelicots ont été vendus ( £25) au profit de différentes associations. (Coming Home, Combat Stress, SSAFA, Help for Heroes, The British Legion and Cobseo, The Confederation of Service Charities)

Pour en savoir plus, allez voir sur le blog de  Claire qui a eu le privilège de participer à l’installation des coquelicots.

Une vidéo qui explique la fabrication des coquelicots en céramique par des bénévoles. Chacun est fabriqué à la main et donc unique :

Une autre sur le site de la BBC qui montre l’installation presque complète. Impressionnant !

Couleurs d’automne au Winkworth arboretum

Hier j’avais une envie folle de couleurs d’automne, surtout après avoir regardé ça. A défaut de pouvoir m’envoler tout de suite pour le Canada , je me suis rabattue sur le Surrey. Je passe ma vie dans le Surrey en ce moment, on ferait peut-être mieux d’y habiter. Nous sommes donc allés nous promener au Winkworth arboretum, un parc qui appartient aujourd’hui au National Trust . Il s’agit d’un terrain vallonné avec de jolis points de vue sur la campagne environnante,  un lac et un charmant hangar à bateau en bois dans lequel on peut se reposer sur de confortables canapés. Ce qui différencie ce parc d’une forêt normale, ce sont les espèces exotiques plantées par un certain Dr Wilfrid Fox en 1938.

Il y avait de belles couleurs mais encore beaucoup de vert donc je suis sûre que ce sera encore plus spectaculaire dans les semaines qui viennent. Dès que le soleil sortait de derrière les nuages, des hordes de photographes se ruaient sur les arbres les plus colorés mais le parc est assez grand pour qu’on ne souffre pas du monde, même un beau dimanche d’automne, même quand le parking est bien rempli.

Il y a trois parcours. Je conseille le rouge, le « challenging walk » qui permet de voir tout le parc (et qui fait 3 km et quelques donc ce n’est quand même pas le challenge du siècle, mais pas mal de marches et de montées et descentes donc à déconseiller aux poussettes).

Winkworth arboretum, Hascombe Road, Godalming, Surrey GU8 4AD
Entrée adulte £ 7,20 – Enfant £ 3,60 – Famille £ 18

Gratuit pour les membres du National Trust (je recommande vivement l’abonnement annuel qui coûte £58 pour une personne ou £98 pour une famille de 4 et vous ouvre les portes de centaines de propriétés dans toute l’Angleterre)

 

Le tag du Phénix

Je réponds très rarement aux tags mais Lamia de Bao Blog m’a taggée sur celui-là et j’ai trouvé rigolo de me lancer pour une fois, ne serait-ce que pour que mon blog renaisse un peu de ses cendres…

1 – Est-ce-que ça t’arrive de porter des chaussettes trouées et de te dire que tu t’en fous parce que personne n’est au courant ? Si oui, tu troues tes chaussettes plutôt au niveau du pouce ou du talon (ou ailleurs !) ?
Voilà une question cruciale. Oui je suis du genre à mettre parfois des chaussettes trouées aux ongles (mais je réfléchis bien d’abord pour savoir si je vais chez des gens qui risquent de me faire enlever mes chaussures !) J’essaie quand même depuis quelques mois de les jeter et les remplacer dès qu’elles sont trouées. Je vieillis quoi…

2 – Quels sont tes prénoms, les deux ou trois ? En es-tu contente ? Pourquoi tu t’appelles comme tu t’appelles ?
J’ai deux prénoms, Delphine et Anne-Charlotte. Anne-Charlotte était le prénom que mon parrain voulait me donner et mes parents l’ont choisi pour lui faire plaisir. Par la suite il a eu 6 enfants donc il a pu s’en donner à coeur joie ! (mais ses filles ne s’appellent pas Anne-Charlotte). A part ça je n’adore ni ne déteste mon prénom.

3 – Raconte-nous un détail précis de ton rêve de vie pour le futur ?

J’aimerais traduire des romans de littérature jeune adulte style dans la veine de Hunger Games. Et habiter au bord de la mer. Si possible en Californie. Dans une belle et grande maison bien sûr.

4 – Elle est comment ta culotte pref’ de pref’ ?
Confortable et colorée.

5 – Qu’est-ce-que tu adores dans ta vie (à part tes amis et ta famille) ? Que voudrais-tu, au contraire, y améliorer ?
J’adore vivre à Londres mais si on pouvait réduire le coût de l’immobilier ici, ce serait pas mal. Comme beaucoup de femmes, je suis toujours à la recherche d’un équilibre parfait et mythique entre la vie de famille et la vie pro et je crois qu’il faudrait que je sois un peu moins exigeante avec moi-même, sans pour autant être paresseuse…

6 – Que veux-tu comme cadeau pour Noël ?
Une petite maison de campagne dans le Surrey, ce serait pas mal.  A défaut, un Fitbit ou autre bracelet connecté.

 

7 – Quel âge as-tu le sentiment d’avoir ?
Parfois je me sens encore étudiante dans ma tête, et puis je vois ou j’entends des jeunes parler et je me rends compte à quel point je n’ai plus les mêmes préoccupations. Et j’ai quand même une fille de 10 ans, c’est fou ! Donc, je crois que j’ai bien mon âge, trente-six ans, mais j’aimerais que le temps ralentisse un peu à partir de maintenant.

8. Dans quel lieu as-tu aperçu pour la première fois la personne dont tu es amoureuse ?
A la fête de la musique, et on est allés au Bateau Ivre rue Mouffetard, un de mes bars préférés à l’époque.

9 – Tu es plutôt thé, café ou chocolat au p’tit dej’ ? (ou autre chose !)
Thé. Mais sans nuage de lait !

10 – Montre-nous la photo de tes dernières vacances qui te fait le plus rêver.
Capri. Marcher sur un sentier côtier et voir la mer scintiller entre les pins parasols, c’est ma conception du paradis.

11 – Quel blog aimerais-tu voir renaître de ses cendres ?

Le premier blog que j’ai lu était Petite Anglaise, le blog d’une Anglaise qui racontait sa vie à Paris. Je ne pense pas qu’elle le reprenne un jour mais il m’a pas mal marqué, c’était le début du blogging, en 2004, 2005.

Et puisque c’est le jeu, je tague Claire, Cindy et Zaza !

Randonnée dans le Surrey et visite de Shalford Mill

Quand arrive l’automne, j’aime beaucoup faire cette balade*  dans la campagne. C’est un itinéraire très varié, que nous avons perfectionné et allongé au fil des années ! Parce qu’on aime les dimanches bien remplis !

Vue sur St Martha on the Hill depuis le haras de Lockner Farm

On se gare près de ce joli haras et on continue tout droit vers la forêt en admirant au passage les chevaux dans les prés et en cueillant quelques mûres.

Les chevaux déjà prêts pour l’hiver

Ensuite on passe dire bonjour à nos copains les lamas de cette ferme du Surrey qui propose des randonnées, par exemple le 26 décembre pour Boxing Day !

Les filles espèrent toujours qu’il va leur cracher de l’eau dessus…

On attaque ensuite une bonne petite montée jusqu’à la vieille église St Martha on the Hill

St Martha on the Hill
Et la vue bien méritée

C’est le moment de faire une pause, d’observer les mille-pattes, de lancer des pommes de pin sur ses parents, de prendre quelques photos, au choix…

En redescendant de St Martha vers Guildford

Puis on repart par la forêt et les prés pour arriver à la jolie petite ville de Guildford. Market town typique, avec un château-fort construit par Guillaume le Conquérant et une high street très animée. Parfait pour la pause déjeuner. Par ici pour plus d’infos sur Guildford.

Dans les prés en arrivant à Guildford. Photo de l’année dernière. Fille aînée a bien grandi depuis.
Guildford, son château, sa pelouse so perfect !
La rue principale, pas facile à photographier mais ça vous donne l’idée.

Ensuite on continue la promenade le long de la rivière Wey avec ses pubs et ses péniches

On s’arrêterait bien sur cette terrasse… mais il reste des kilomètres !

 

Péniche à louer pour la journée
Tranquillou
On aime bien regarder le passage des écluses

Puis on quitte la rivière pour rejoindre le hameau de Shalford avec ce moulin du National Trust que je voulais visiter depuis longtemps. Il n’est ouvert que le mercredi et le dimanche, dernière visite à 16h15 en ce moment. Très chouette visite. L’odeur du bois, la vue, la proximité de la rivière donnent au lieu une atmosphère très particulière et on apprend plein de choses sur le fonctionnement d’un moulin. La bénévole qui nous a fait visiter était l’arrière-petite-fille de l’un des derniers meuniers. Aujourd’hui la moitié du moulin est utilisée comme habitation, elle doit avoir un charme fou.

Ce serait trop simple d’ouvrir la porte

 

Shalford Mill
Shalford Mill
La vieille roue à aubes
Le mécanisme est beaucoup plus complexe que je ne pensais, avec ce mât de navire qui traverse les quatre étages du moulin. Magnifique.
Schéma du moulin

Le moulin, désaffecté au début du vingtième siècle était aussi le quartier général d’un mystérieux groupe appelé le Ferguson’s gang dans les années 1920, un groupe de jeunes femmes qui récoltaient des fonds par différentes actions pour sauver certaines propriétés et les donner au National Trust. Elles ont recueilli près d’un demi-million de livres en monnaie actuelle, et sauvé entre autres ce moulin. J’aurais adoré faire partie de ce Club des Cinq pour adultes !

On aperçoit la rivière, The Tillingbourne, par la fenêtre
J’adore aussi les maisons de la campagne environnante.

C’est le moment de rentrer, en passant par des prés, des bois, puis les ruines d’anciens moulins, qui eux ne produisaient pas de la farine mais de la poudre à canon.

Lovely Surrey countryhouse
Gunpowder Mills
Début d’automne, ma saison préférée

Le départ se fait à Chilworth, près de Lockner Farm et la boucle fait à peu près 12 km. Je peux essayer de retrouver l’itinéraire exact si ça intéresse quelqu’un.

* Notons au passage que balade s’écrit avec un L si c’est une promenade et 2l si c’est une chanson. C’était la leçon d’orthographe du jour…

Un mari idéal

Non, je ne parle pas du mien, bien que mes copines me demandent parfois où je l’ai trouvé  (c’est un secret et d’abord je le garde !) mais de Robert Chiltern, personnage de l’excellente, que dis-je, la géniallissime pièce d’Oscar Wilde.

Ideal Husband

Robert Chiltern est un jeune politicien très riche, adulé par sa femme qui le pense irréprochable. Quand Lady Cheveley débarque et le menace de révéler le lourd secret de son passé, sa vie risque de s’écrouler. L’histoire, pleine de rebondissements et de quiproquos n’est qu’un prétexte à des brillantes conversations pleines de ce « wit » so british. Wilde était irlandais bien sûr, et il adore lancer des petites piques aux anglais ou faire des constats ironiques sur la bonne société londonienne. La mise en scène que nous avons vue était une très légère adaptation de la pièce à notre époque avec quelques références à la vie politique actuelle qui ont eu beaucoup de succès dans la salle.

C’est une pièce tout public et j’ai eu envie d’y aller avec les deux filles, pour le plaisir de se faire une sortie tous les quatre dans le théâtre de notre quartier où Cadette prend des cours le samedi. Sortir dans le West End voir des pièces ou des comédies musicales avec des artistes célèbres, c’est génial bien sûr, mais j’adore aussi aller applaudir la troupe amateur (de très bon niveau) de notre théâtre d’Ealing. C’est très convivial, on rencontre toujours quelqu’un qu’on connait dans la salle, on se sent faire partie d’une communauté. En arrivant, les filles ont eu peur d’être les seuls enfants (dans un public composé majoritairement de jeunes retraités il faut bien le dire !), puis soulagement, nous avons vu une autre famille arriver. Evidemment, c’était des Français. Comme nous des parents indignes qui traînent leur progéniture avec eux au lieu de les envoyer au lit à 19h. Je ne regrette pas d’avoir emmené Fille aînée (10 ans et demi) qui a adoré l’humour et la vivacité des échanges mais c’était quand même un peu compliqué pour Cadette.

Il y a eu une adaptation au cinéma en 1999 avec Rupert Everett, absolument parfait dans le rôle d’Arthur Goring. J’avais adoré à l’époque, j’ai ensuite dévoré tout Oscar Wilde et j’avais même à une époque un projet de DEA à sur la traduction de ses pièces qui sont des petits bijoux.

C’est élégant, c’est léger, c’est brillant, c’est Oscar Wilde ! Si vous aimez les réparties de Maggie Smith dans Downton Abbey, vous serez comblés. Petit florilège :

To love oneself, Phipps, is the beginning of a lifelong romance.

S’aimer soi-même, Phipps, est le début d’une histoire d’amour qui dure toute la vie

I always pass on good advice, it is the only thing to do with it.It is never of any use to oneself.

Je transmets toujours les bons conseils. C’est tout ce que j’en fais. Car ils ne me sont jamais d’aucune utilité.

If one could only teach the English how to talk, and the Irish how to listen, society here would be quite civilized.

Si seulement on pouvait apprendre aux Anglais à parler et aux Irlandais à écouter, la société de ce pays serait parfaitement civilisée.

Si par hasard vous me lisez depuis l’ouest de Londres, courez vite au Questors cette semaine (tous les soirs de mardi à samedi à 19h45)