Happy Halloween

Pour notre premier Halloween en Angleterre, nous avons eu envie de jouer le jeu

Pour la première fois, nous avons été très classiques !
Maison fermée mais bonbons devant la porte !

Parties à 17h avec leur copine Lily, sachant que beaucoup d’enfants anglais se couchent très tôt (vers 19h), les filles ont parfois trouvé porte close, même dans les maisons pleines de décorations, ce qui était un peu décevant. Après avoir fait chou blanc devant plusieurs maisons, nous avons été secourues par une amie française, qui bien que ne fêtant pas Halloween, a quand même donné des bonbons à nos filles, ouf ! D’autres annonçaient franchement la couleur :

Finalement, nous avons compris le problème : tous ceux qui fêtaient Halloween étaient partis  comme nous « trick or treating » et du coup les maisons étaient vides… Bref, en persévérant un peu, nous sommes quand même tombées sur quelques maisons bien approvisionnées (ou bien organisées, l’un des parents restant faire le guet) et la récolte n’a pas été si mauvaise. Et le plus rigolo, c’était ensuite d’ouvrir la porte à tous les enfants (une bonne vingtaine, je pense) et de voir tous leurs déguisements, plus ou moins effrayants…

 

Un retour en douceur

Après d’excellentes vacances en France, Londres m’accueille avec la pluie et le ciel gris. Je soupire, résignée, heureuse tout de même d’être de retour. Finalement, comme souvent ici, le temps le plus pourri fait soudain place à un ciel bleu sans nuage, en un clin d’oeil, sans qu’on ait eu le temps de les voir se dissiper (évidemment, l’inverse arrive souvent aussi, toujours regarder BBC weather avant de partir faire un pique-nique !)

C’est l’occasion de faire une jolie balade en vélo sur les bords de la Tamise, en partant de Kew Bridge, et longeant Kew Gardens, pour arriver vers Richmond où les pubs au bord du fleuve sont littéralement pris d’assaut en ce samedi après-midi ensoleillé.

Un peu de musique, beaucoup de bière, une ambiance conviviale. Les bateaux passent sur la Tamise dans une belle lumière de fin d’après-midi.

De retour à Kew, nous tombons sur un match de cricket. Il faut rendre justice aux Anglais : ils ne font pas que boire toute la journée du samedi : avant, ils jouent parfois aussi à ce jeu incompréhensible…

Six mois : deuxième petit bilan

Le temps a filé. L’an dernier au début de l’été, nous en étions aux projets, aux discussions et aux craintes et voilà, cela fait plus de six mois que nous sommes à Londres et à part quelques moments de nostalgie, nous sommes heureux de ce choix.

Après la phase de découverte et l’émerveillement devant chaque cabine téléphonique rouge, nous avons trouvé notre rythme, des amitiés se sont formées et nous nous sentons bien chez nous ici.

Fille aînée, très sensible et parfois trop mûre, a bien trouvé son rythme après quelques angoisses  ; elle est beaucoup plus sûre d’elle. Elle lit de façon fluide en anglais et comprend tout ce qui se dit en classe ; elle est capable d’écrire un petit texte simple en anglais. Elle a demandé à faire partie de la chorale de l’école et va chanter dans le spectacle de fin d’année Fiddler on the Roof . Hier, elle avait une playdate chez son amoureux anglais, après quoi nous sommes allés l’applaudir à son gala de danse. Même si nous ne nous étions jamais vraiment inquiétés pour elle, c’est un vrai bonheur de la voir si bien intégrée.

Fille Cadette est revenue la semaine dernière avec un sourire jusqu’aux oreilles : elle était « Star of the week », une récompense attribuée tour à tour aux élèves de la classe, seulement en Reception d’après ce que j’ai compris, et qui permet de mettre en valeur une réussite, un effort ou une compétence. Dans son cas, il s’agissait de ses progrès en anglais. C’était incroyable de voir à quel point, au-delà de la fierté de s’asseoir dans un petit fauteuil spécial près de la maîtresse pendant une semaine, cette reconnaissance a pu faire grandir sa confiance en elle. Elle a de très bonnes copines, françaises et anglophones (souvent d’autres étrangères, une Syrienne, une Japonaise…)

Quant à Antoine, il bosse, il bosse, mais dans la bonne humeur, avec une équipe sympa. Je crois que tout va bien pour lui professionnellement. Il se régale à emmener les filles dans tous les musées de Londres et a pris goût aussi, à défaut de montagnes, à la campagne anglaise.

Pour ma part, j’ai eu la chance de rencontrer plein de filles sympas, notamment grâce à l’apéro-blog et à Fabienne du blog Lost and Found in London. Ce blog que j’ai commencé pour garder un lien avec mes amis et ma famille en France s’est révélé un outil formidable (tout comme Internet en général) pour faire plein de nouvelles connaissances ici.

Pour être honnêtes, nous avons surtout des amis français, déjà parce qu’il est difficile de rencontrer un vrai Anglais à Londres tant cette ville est internationale, ensuite parce qu’il est évidemment plus facile de lier connaissance avec un expat qu’avec quelqu’un qui a déjà sa famille et son réseau. Il a fallu faire venir d’Antibes nos amis Clare et Tim pour que de véritables anglais mettent les pieds chez nous, hier, pour la première fois….

Les joies du jardin

Un petit coin de verdure, un espace de défoulement pour les enfants, un cadre agréable pour un barbecue entre amis, c’est chouette… sauf quand il se transforme en toilettes géantes pour tous les chats du voisinage.

Au début, dans ma grande naïveté, je trouvais ça plutôt sympathique de voir tous ces mignons petits quadripèdes. Nous leur avions donné des surnoms (assez basiques il est vrai, comme quoi on a bien fait de ne pas trop s’attacher) : il y avait le chat noir et blanc du matin, le chat noir du midi et le chat roux du soir. Cadette a même commis l’erreur, avec ma bénédiction, de leur laisser une écuelle de lait (ok, ce n’était pas vraiment une écuelle mais j’aime bien ce mot).

Les choses ont commencé à se gâter le jour du Royal Wedding, lorsqu’une odeur pestilentielle s’est fait sentir en plein milieu de notre royal barbecue. Oups… quelqu’un avait marché dedans. Bon, d’accord, ce genre d’accident arrive, faisons bonne figure, mais retenons la leçon, plus de lait pour les gentils petits chats.

Hélas, le mal est fait. Dès que je laisse la porte du jardin ouverte, ces charmantes petites bêtes n’hésitent pas à rentrer dans la maison. Elles adorent aussi venir s’ébattre ou se battre, au choix, en pleine nuit dans le jardin en poussant des hurlements de bébé qu’on égorge. Ce que j’apprécie le moins, les souvenirs qu’elles nous laissent sur la pelouse et que je ramasse de temps à autre en essayant de penser à autre chose et de ne pas m’apitoyer sur mon sort. Le clou a été atteint dimanche matin, alors que j’étais déjà en train de stresser toute la famille parce que nous étions un peu en retard pour un pique-nique avec des copains. Moi, un peu stressée sur les horaires ? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… Dans le but de faire avancer les choses et d’éduquer mes enfants aux partage des tâches, j’ai eu la brillante idée de leur demander d’aller couper des feuilles de basilic pour ma salade. Catastrophe : le jardin étant devenu une vaste caisse à chats, ce qui devait arriver est arrivé… elles ont non seulement allègrement piétiné dans les crottes, mais elles ont bien gentiment marché dans la salle à manger et la cuisine après coup. Après m’être un peu énervée  Ayant brillamment gardé mon sang-froid, j’ai demandé à Antoine de tout nettoyer, j’ai fait le nécessaire et nous n’avons eu qu’une heure de retard, nous sommes arrivés magnifiquement à l’heure à Hampstead Heath.

Bref, il fallait agir. J’ai d’abord envisagé la mort aux rats, mais j’ai eu un peu peur des répercussions dans un pays où les publicités des agences de protection des animaux sont plus nombreuses que celles de protection de l’enfance et demandent des dons plus importants, donc je me suis rabattue sur un produit censé être naturel qui s’appelle le Pepper dust, à saupoudrer un peu partout dans le jardin.

Si quelqu’un a d’autres idées, franchement, je suis prête à tout essayer…

Petit coup de blues et choc climatique

Ce matin, j’ai reçu plein de mails, chouette : ah, ce sont mes copines d’Antibes qui organisent un pique-nique sur la plage. Soupir nostalgique.

Bip bip, un sms de l’école : la journée sportive de demain est annulée pour cause de terrains trop détrempés par la pluie des derniers jours…

Je regarde par la fenêtre les trombes d’eau qui inondent mon jardin et le trampoline, les fleurs défraîchies qui courbent l’échine sous le poids des gouttes, la cabane des filles devenue un îlot au milieu d’une flaque noirâtre, et le soupir nostalgique se transforme en révolte incrédule : pourquoi au juste sommes-nous venus habiter ici ? A Antibes, on était en tongs de mai à octobre, alors qu’ici, les élans d’enthousiasme estivaux sont vite douchés. Il fallait que ça arrive. Le printemps a été extraordinaire et nous en avons bien profité. Je crois que c’est surtout l’instabilité de la météo qui me trouble. Le secret est la superposition des couches, comme le notait la blogueuse Zaza dans cet excellent billet. Enfin, il n’y a pas que le soleil dans la vie me direz-vous…

Calanques de Cassis en mai 2010

Mouais…

Heureusement, à Londres, je peux me consoler avec de bons sushis et c’est ce que je vais faire de ce pas, chez Kappa en bonne compagnie.

Baby-sitters

Ah les baby-sitters !

Amis lecteurs qui n’avez pas d’enfants, passez votre chemin car vous ne pouvez pas comprendre la quête du Graal (mâtinée de mythe de Sisyphe car cette quête même lorsqu’elle aboutit est un éternel recommencement) que représente la recherche d’une bonne baby-sitter.

Il y a celle qui propose de garder des enfants mais seulement le week-end parce que ses parents ne veulent pas qu’elle se couche tard. (Bon, OK, je ferai peut-être pareil avec mes filles).

Il y a celle qui annule à la dernière minute alors que vous avez réservé théâtre et restaurant, et que vous aviez mis du mascara pour la première fois depuis trois mois.

Il y a celle qui ne décroche pas un mot et dont on espère qu’elle va se montrer moins maussade avec les enfants, peut-être condescendre à leur lire une histoire ?

Il y a celle qui demande 13 € de l’heure pour regarder la télé pendant que les enfants dorment « parce qu’elle souhaite que ça lui fasse des revenus réguliers ». Good luck with that !

Il y a celle qui se montre très amicale avec sa nuisette en dentelle en guise de robe et qui vous fait vous demander s’il est bien sage de laisser votre mari la raccompagner.

Il y a celle qui ne débarrasse même pas la table, celle qui ne ferme pas les volets des enfants, celle qui ne veut pas leur lire de livre parce qu’elle n’a pas ses lunettes, celle qui leur fait peur parce qu’elle est trop sévère, celle qui ne parle pas français, celle qui ne pense pas à leur enlever leurs élastiques et barrettes, à les emmener se brosser les dents et passer aux toilettes etc etc…

Et il y a celle, ô joie, qui semble avoir toutes les qualités : elle est fiable et ponctuelle, modérée dans ses exigences salariales, elle n’habite pas très loin et n’a pas besoin d’être raccompagnée, elle s’occupe à merveille des enfants (oui c’est quand même un critère relativement important), elle est aimable et jolie mais ne drague pas votre mari. Non seulement elle range et pense à tout ce que vous lui avez dit mais elle prend d’heureuses initiatives, genre mettre en route le lave-vaisselle, ou faire des crêpes pour les enfants « si ça ne [me] dérange pas bien sûr ». Moi, un prétexte pour acheter du Nutella, ça ne me dérange jamais !

Evidemment, elle repart en France dans deux mois… Je ne sais pas si je vais m’en remettre.

———- EDIT—————-

La baby-sitter est venue avec ses crêpes et il nous en reste même pour le petit-déj…

La vie sans voiture

L’arrivée à Londres a été pour nous l’occasion de multiples changements dans nos habitudes de vie, et nous avons eu envie d’essayer de nous passer de voiture. A Antibes nous étions obligés d’en avoir deux, mais nous les avons laissées dans le Sud avec soulagement. Je suis assez contente de ne plus avoir à m’occuper de l’entretien, ni à stresser pour les pannes diverses et variées. Sans compter l’économie de crédit, d’assurance et de frais divers.

Antoine va travailler en train ou en métro… comme ses stagiaires tandis que nombre de ses collègues prennent leur voiture. Les enfants peuvent aller à l’école à pied par un sentier entièrement piéton qui longe des jardins potagers. On se croirait à la campagne et non en banlieue de Londres. C’est un vrai plaisir.

Sur le chemin de l'école

Pour aller au centre de Londres, nous avons le choix entre le train et trois lignes de Tube, ce qui nous permet de déjouer les machiavéliques fermetures du week-end. Et pour aller de chez nous au métro on a le choix entre ce chemin piéton, la traversée d’un parc ou une rue assez calme pleine de belles maisons qui me font rêver. Sans être central, Ealing est tout de même très bien desservi. C’est d’ailleurs pour ça que nous avons choisi d’y habiter. Nous sommes aussi allés à Oxford en train, et à Hampton Court, Richmond Park et Kew Gardens en bus.

Evidemment, on a tout de même besoin d’une voiture de temps en temps, pour porter des trucs à la déchetterie, acheter une bouteille de gaz pour le barbecue, ou se rendre dans un endroit mal desservi. Un peu frustrant dans ce cas de devoir louer une voiture exprès.

C’est là qu’interviennent les « car-clubs », ces clubs de partage de voiture, grâce auxquels on peut louer une voiture pour une heure ou une journée. Nous nous sommes inscrits à Streetcar mais il y en a d’autres, par exemple City clubcar. Le principe est simple : on réserve par internet et on va chercher l’une des voitures garées dans notre quartier, et que l’on ouvre avec notre carte personnelle. Pour l’instant, ce système nous convient bien.

Dommage qu’ils ne proposent pas de Mini roses…

Deux mois : premier petit bilan

Déjà deux mois qu’on est ici, c’est le moment de faire un premier bilan :

Le temps : Oui c’est vrai, il pleut pas mal et il fait souvent gris (surtout par rapport à la Côte d’Azur) mais après tout c’est l’hiver et ce n’est pas vraiment pire qu’à Paris. Disons que le temps change assez vite et qu’il n’est pas rare d’avoir de très belles éclaircies qui font oublier les averses précédentes. Et en ce moment, avec l’arrivée du printemps, le moral remonte en flèche :

L’école : ça se passe bien, hormis les problèmes d’organisation, mais les filles semblent sincèrement heureuses d’y aller chaque matin.

Le boulot : Antoine est content de son travail, de l’ambiance sympa de l’équipe, avec de petits repas au pub de temps en temps.

Quant à moi, ça ne change rien d’un point de vue professionnel à part quelques tracasseries administratives (Ah, les 27 pages de formulaire 5000-EN et son annexe 5003… ) et je continue sur ma lancée. Je travaille moins d’heures par jour pour le moment puisque l’école se termine terriblement tôt (15h15) mais 5 jours par semaine au lieu de 4 donc au total ça se compense à peu près.

Je crois sincèrement que toute la famille est ravie de ce changement, nous sommes encore dans la phase de découverte et d’installation, un moment agréable et excitant, et quand je vois tout ce que nous avons à découvrir à Londres, je me dis que ce n’est pas près d’être fini. Au départ, c’est peut-être moi qui étais la plus enthousiaste pour ce départ mais Antoine est satisfait de ce choix professionnel et les filles s’adaptent à merveille, encore mieux que je ne l’espérais. Nous étions persuadés que cette expérience ne pouvait être que bénéfique pour elles à long terme mais nous pensions qu’il y aurait une période de transition un peu difficile. Or (pour l’instant) ça n’a pas été le cas. Fille aînée a sans doute un coup de blues de temps à autre et l’école lui demande beaucoup de concentration ; elle éprouve sans doute aussi une certaine frustration à ne pas tout comprendre, elle qui est si curieuse, mais à son âge, le réconfort de la cellule familiale semble suffire à compenser le reste. Elle s’entend mieux que jamais avec sa soeur et après les journées d’école, tout heureuses de se retrouver, elles s’en donnent à coeur joie toutes les deux à s’inventer d’incroyables histoires plus rocambolesques les unes que les autres.

Et puis il faut bien dire que nous ne sommes pas au bout du  monde non plus. Nous sommes déjà rentrés trois week-ends en France et avons eu trois visites familiales !

Bref, même si le soleil et les amis d’Antibes nous manquent, nous ne regrettons pas ce choix. est-ce présomptueux de dire ça au bout de deux mois seulement ? En tout cas, je savoure le plaisir du changement. Un déménagement, que ce soit à l’étranger ou non, c’est beaucoup d’organisation et de fatigue mais aussi l’occasion d’un nouveau départ, d’un projet commun enthousiasmant, d’une rupture dans la routine d’un quotidien parfois trop bien huilé. C’est un moment de liberté, liberté de changer nos habitudes, voire de réinventer, dans une certaine mesure, notre vie.

Je n’ai qu’une chose à ajouter : God save the Queen !

Vacances

Depuis quelques jours, à chaque fois que j’ouvre mon navigateur, la page d’accueil vieillissante de ce blog me fixe d’un air réprobateur. Déjà plus de deux semaines que je n’ai rien écrit.

Pour ma défense, j’étais en vacances, en France, à Serre-Chevalier pour tout vous dire.

Super semaine de ski, rien à dire…sauf peut-être sur le voyage lui-même, qui n’a pas été de tout repos. Je devrais peut-être commencer un feuilleton intitulé l’enfer du samedi (1er épisode ici)

L’équipée infernale

Nous partons au ski. Jusque-là, rien de trop pénible. Sauf que. Nous y allons en train. Là, toutes les personnes bagages-phobiques ou simplement qui aiment voyager léger éprouveront peut-être quelque compassion. Malgré une compression drastique des bagages, nous voilà donc le jour J avec trois paires de skis, deux paires de chaussures de ski pesant trois tonnes chacune, trois valises, trois sacs à dos, un gros sac de voyage et deux ordinateurs.Pour agrémenter le challenge, la Piccadilly line, directe de chez nous à St Pancras, est fermée. (Eh oui, ce sont les joies du week-end à Londres : chaque semaine, une portion différente du réseau est fermée et on ne sait jamais sur qui ça va tomber !)

Le réveil sonne à 5h30. Et… il pleut. (Petite pause destinée à susciter la compassion chez le lecteur).

Prendre un taxi ? Noooooooon, pas nous ! Nous sommes des guerriers ! (Not to mention un peu fauchés/prévoyant d’être fauchés par le ski). Bref, nous voilà partis pour un voyage en sept étapes : 1) Marcher de chez nous à l’arrêt de bus avec tous les bagages sous la pluie, trop facile !

2) Prendre le bus de chez nous à la gare 3) prendre le train puisque le métro est hors-service, 4) puis un autre métro, après une correspondance qui tue à Paddington. Note pour plus tard : ne plus jamais faire la correspondance à Paddington entre le train et la Hammersmith & City. Ou en tout cas ne pas se planter car l’accès à la Hammersmith & City n’est pas du tout situé à côté des autres lignes de métro mais à l’autre bout de la gare (près des quais 14 et 1( si ça vous intéresse vraiment).

Arrivée à St Pancras, petit ravitaillement chez M&S Simply Foods. Fille aînée a l’audace de prétendre que les sandwiches Daunat des aires d’autoroute françaises sont meilleures. Pffff.

5) Eurostar… mais seulement jusqu’à Lille. Ce serait trop simple de prendre le suivant qui va gentiment jusqu’à Bourg St Maurice. On n’est pas comme ça chez nous ! A Lille, quarante minutes pour faire la correspondance. Trop facile, c’est louche… eh bien non, car en fait notre carte Enfant + est périmée, il faut d’urgence en refaire faire une avant de se choper une amende. Correspondance (avec armes et bagages, je rappelle les bagages) + carte enfant + à acheter ! Un jour de départ en vacances ? Challenge accepted ! Et brillamment réussi par notre Antoine international. La fin du voyage est beaucoup plus détendue : 6) tgv en première (cool on peut brancher les ordinateurs) et 7) fin en voiture, gentiment fournie par de prévenantes personnes désirant garder l’anonymat. Les quatre heures d’embouteillage entre Lyon et Briançon ne sont que de la petite bière par rapport au reste…

Ben voilà, au bout de 15 heures de voyage, on y est ! (On aurait pu aller à San Francisco en moins de temps mais bon…)

Et ça vous entendez ? Woosh, woosh… c’est moi qui dévale les pistes noires…. Non je déconne, c’est Fille aînée, et même un peu Fille Cadette. Moi je vais au bar d’alt avec ma belle-belle-mère, pour parler des pistes noires qu’on fera (peut-être) demain !

Bonnes vacances !

Cadette sort de sa yourte au Village nomade de Serre-Chevalier

P.S (Je vous épargne le retour avec le changement entre Lille-Flandres et Lille-Europe, toujours chargés comme des baudets et AVANT d’avoir déjeuné. ceux qui me connaissent savent quelle est mon humeur à 13 h quand je n’ai pas encore déjeuné…)

Samedi d’enfer à Ikea

Pendant les quatre ans et demi que nous avons passés à Antibes, nous avons vécu -douloureusement- sans Ikea. Le plus proche était à Toulon, à plus de cent kilomètres et notre amour des meubles suédois n’allait pas jusqu’à se taper trois heures de voiture. Bref, le manque aidant, nous nous sommes mis à idéaliser l’enseigne jaune et bleu, et comme chacun sait, l’idéalisation mène souvent à la plus cruelle des désillusions…

Samedi matin, sept heures, le réveil sonne. Nous sommes des gens sérieux et organisés, nous, ha ha, pas question de se retrouver à onze heures avec la foule, non mais !

Antoine part promptement louer une camionnette tandis que je prépare les filles et hop, nous voilà prêts à partir. Il y a trois places à l’avant donc je me dévoue pour monter derrière. Pas de siège, pas grave, ah, pas de lumière non plus. Là ça devient glauque. Je suis ballottée deci-delà, sans comprendre où on est, ça fait très kidnapping… J’essaie de faire comme les héros des films qui saucissonnés dans le coffre d’une voiture, les yeux bandés, voire après s’être pris un gros pain dans la figure, parviennent tout de même à repérer les indices cruciaux qui permettront de confondre les méchants, eh bien je peux vous dire que c’est pas de la tarte !

Une fois fièrement garés tout près de la sortie en prévision de la fin, ha ha, nous sommes des gens organisés nous, Antoine réalise qu’il a oublié son portefeuille et que nous n’avons pas de quoi payer. Oups.

Qu’à cela ne tienne, je case les enfants chez Smaland, on me confie même un bipeur, ce que je trouve très ingénieux, et je commence la mission Ikea. Une bonne heure plus tard, alors que je viens à peine de retrouver Antoine et de commencer à regarder le premier des mille petits accessoires à caser dans la gigantesque armoire PAX que nous allons acheter, transporter, assembler, etc…, l’énorme bipeur se met à sonner et à vibrer de façon impérieuse. Affolée, je plante tout et je me précipite en bas. J’ai quand même la petite satisfaction de pouvoir lancer, avec une savante combinaison d’essoufflement et de sang-froid : « You paged me ? » Je ne peux pas m’empêcher de me marrer intérieurement en m’identifiant à Meredith Grey ou Greg House…

– Oui, vous avez une demi-heure de retard.

Aargh la garderie d’Ikea ne prend les enfants que pour une heure. Oups.

Je vous passe les galères à trois énormes chariots dans l’entrepôt avec des meubles de 2m36 de long, le grand moment de solitude à la caisse quand après quatre heures de courses on nous annonce qu’Ikea ne prend plus les chèques depuis 2008. Oups. Nous n’avons plus un rond sur notre compte anglais, qui ne sera réapprovisionné que quarante-huit heures plus tard. Après avoir insisté auprès de la caissière, je parle avec la « supervisor » qui m’annonce froidement que nous n’avons plus qu’à tout abandonner là. On doit en avoir pour plus de 200 kilos. Alors là j’ai carrément failli pleurer. Il est hors de question que je me retape tout ça un autre jour. Bon, finalement, en partageant la note entre nos cartes françaises, ça passe.

Et en arrivant à la maison, après avoir passé encore deux heures à charger dans la camionnette, (je ne parle même pas de l’énorme meuble de 2m36 sur 2m à transporter et à monter,) surprise surprise en ouvrant le paquet du joli meuble BLANC prévu pour la chambre des filles, nous découvrons qu’il est NOIR !

Là, franchement, on a beau être motivé, on se dit que c’est très bien finalement cet énorme meuble noir dans la chambre décorée tout en blanc, que ce n’est pas si grave, c’est juste pour quelques années, et qu’après tout, il est l’heure d’aller rejoindre Fabienne pour manger des cupcakes chez Betty Blythe !